LIVRES

 

 

Mystères socratiques et traditions orales de l’eudémonisme dans les dialogues de Platon

Academia Verlag, Sankt Augustin, 2014-2015 

ISBN 978-3-89665-646-9 -  528 pages

 

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Le Vol de l'Aigle. Entretiens

 

ISBN : 978-2-37480-959-5         Société d’édition « Les 3 colonnes », Paris. Parution : Janvier 2021

Format : 15 x 21 cm - 166 pages

Prix de vente : 16,50 €

Le narrateur, spécialiste de philosophie antique, rapporte plusieurs entretiens avec un jeune étudiant tunisien. Il présente sa vision du destin de l’Occident qu’il considère comme tragique. Par-delà les catastrophes à répétition qui s’abattent sur l’Occident, la France en particulier (défaites militaires, clash des civilisations, attentats, problèmes sociaux et sanitaires consécutifs à la mondialisation sauvage), le vieux professeur essaie d’entrevoir les conditions de possibilité d’une société post-progressiste. Il s’agirait de revenir à un certain naturalisme « harmonique » de type stoïcien. Aussi est-il amené à jeter un regard désabusé envers les courants idéologiques dominants, qui ne sont pour lui que les fossoyeurs de la civilisation. Une série d’entretiens qui prend la forme d’une initiation et d’un passage de relais: l’homme d’une société à l’agonie transmet à l’homme de demain les principes de la philosophia perennis, cherchant à restituer le sens profond du naturalisme, actuellement perverti par l’écologisme.

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Platon et l’Énigme des Dialogues de Platon, Témoignages, Dissimulations et Révélations

Éd. Ousia, Bruxelles, 2020, 424 p.

Au lieu de réduire d’emblée Socrate à un personnage conceptuel,
il convient d’abord, pour l’historien, de le reconnaître dans son aspect
(eidos) de personnage énigmatique. En dépit du style clair et
argumenté de ce chef d’œuvre du classicisme grec que sont les
Dialogues de Platon, force est de constater qu’en eux l’énigme est
fréquente, voire omniprésente. Or, pour les Anciens, constituer de
l’ainigma ne signifiait pas extrapoler, fabriquer une légende ou un
concept susceptibles de recouvrir une réalité mais, au contraire, signifiait
dissimuler un certain nombre de données au sein d’un message.
Cependant, si Platon tourne autour du personnage de Socrate
en déplaçant les zones d’ombre, par ce mouvement même il en dévoile
des facettes inattendues. Car selon la logique ambivalente
des Anciens, l’ainigma tout en étant dissimulation, cryptage, présente
toujours une part de révélation qui doit pouvoir être décelée.
Du côté de Xénophon, si le témoignage sur Socrate n’offre qu’un
éclairage partiel et statique, sans diversification des points de vue,
il révèle aussi, mais d’une manière accidentelle et involontaire. Ce
dont l’historien peut tirer profit.
Pour progresser un tant soit peu dans la question socratique,
pour percer quelque peu l’énigme des Dialogues, il s’agit de passer
de l’esprit de déconstruction des études actuelles à un esprit de décryptage.
Sur le mode de l’enquête policière, avec l’aide des interprètes
les plus avisés, il est possible d’amener les textes à révéler
ce qu’ils cachent, si ce n’est que le thème de la révélation (phèmè)
est ici doté d’un sens philosophico-religieux.

Platon et la Philosophie Française Contemporaine

 

Ouvrage collectif co-dirigé par Rodolphe Calin, Jean-Luc Périllié, Olivier Tinland, Bruxelles 2016, 330 pages.

Editions Ousia (distribution Vrin) ISBN 978-2-87060-182-2

    Platon paraît occuper une place privilégiée chez les philosophes français contemporains. Il y a là un fait significatif qu’il convient d’interroger.
    Alors que les philosophes anglo-saxons se sont davantage ralliés
aux figures emblématiques de Socrate et Aristote, élevées à la dimension de modèles intemporels de la pensée rationnelle, les penseurs français du XXe siècle sont probablement ceux qui ont le plus reconnu en Platon le véritable père fondateur de la philosophie.
    Dans un siècle où la métaphysique classique a été mise en cause
de tous côtés, Platon a toujours eu droit à un traitement à part. Au-delà des clichés de « l’anti-platonisme » de la philosophie contemporaine, il est peu contestable que le disciple de Socrate, une fois dépouillé des images d’Épinal qui font obstacle à la compréhension de sa philosophie, fut un interlocuteur de premier plan pour la plupart des philosophes français du XXe siècle.
  Un tel retour à Platon, fût-il critique, est étonnant, car l’auteur des Dialogues n’est pas, c’est le moins que l’on puisse dire, le philosophe antique qui préfigure le plus nettement les orientations de la modernité philosophique. Il importe donc de rechercher collectivement les raisons pour lesquelles on a assisté en France, au XXe siècle, à un net regain d’intérêt pour la philosophie platonicienne, dans un contexte intellectuel qui, tant sur le plan doctrinal que moral et politique, lui est a priori défavorable. Tel est l’objet du présent volume.

Contributions de Michel Narcy, Marie-Dominique Richard, Anastasios Brenner, Jean-Luc Périllié, Lambros Couloubaritsis, Anissa Castel-Bouchouchi, Elsa Grasso, Olivier Tinland, Paul Ducros, Rodolphe  Calin, Nicoals Poirier.

 
Oralité et Ecriture chez Platon

Ouvrage collectif dirigé par Jean-Luc Périllié, 2011, 239 pages

Editions Ousia (distribution Vrin) ISBN 978-2-87060-158-7

    D’après un rapport d’Aristote, Platon aurait élaboré des doctrines non écrites (agrapha dogmata). D’autres rapports nous délivrent quelques aperçus sur ces doctrines non apparentes dans les dialogues. Nous savons aussi que, dans le Phèdre, Platon se livre à une critique radicale de l’écrit qu’il considère comme un simulacre (eidôlon) du discours véritable, qui est oral. Il a même précisé dans la Lettre VII qu’un savoir (mathèma) portant sur les choses les plus grandes (ta megista), de sa part, n’a jamais été et ne sera jamais couché par écrit. Par conséquent, aborder le thème général du rapport entre oralité et écriture chez Platon nous amène prioritairement à prendre en considération ces témoignages tout à fait inattendus, et même littéralement stupéfiants : Platon semble dès lors appartenir à un autre monde par le fait même qu’il n’aurait pas jugé nécessaire de publier par écrit sa plus haute philosophie. Or une telle approche du rapport entre oralité et écriture chez Platon, qui prend pourtant appui sur un certain nombre de témoignages directs et indirects, est loin d’être admise par l’ensemble des spécialistes du platonisme. Une très vive querelle a divisé et continue encore de diviser les historiens, les uns, ayant été appelés « ésotéristes », prenant très au sérieux ces documents, les autres, « anti-ésotéristes », les rejetant systématiquement ou cherchant à en minimiser l’importance. L’objet de cet ouvrage collectif est de faire le point sur l’état de la question et d’examiner s’il n’est pas possible de dégager des pistes nouvelles susceptibles de faire avancer les discussions et la réflexion sur ce qu’est réellement le platonisme.

 

Contributions de Luc Brisson, Laurent Lavaud, Jean-Luc Périllié, Marie- Dominique Richard, Thomas A. Szlezák, Anne Gabrièle Wersinger.

 

Platon et les Pythagoriciens

Ouvrage collectif dirigé par Jean-Luc Périllié, 2008, 284 pages

Editions Ousia (distribution Vrin) ISBN 978-2-87060-140-2

    Le livre VII de la République de Platon nous apprend que le mouvement pythagoricien était connu pour avoir développé des recherches scientifiques, notamment dans les domaines de l’harmonique mathématique et de l’astronomie, les deux sciences étant considérées comme « sœurs ». Dans le livre X de la même œuvre, l’auteur fait allusion à un « genre de vie pythagorique », à caractère pédagogique et probablement sectaire. Avec la République et d’autres dialogues platoniciens comme le Phédon, le Philèbe et le Timée, nous disposons de témoignages anciens concernant une philosophie complexe, antérieure au platonisme mais difficile à circonscrire, par le fait même que Platon cite très rarement ses sources. Cependant le philosophe athénien, en dépit d’une certaine critique, pourrait en être assez redevable, puisqu’il semble reprendre des thèmes pythagoriciens, tant dans ses dialogues que dans les enseignements non écrits qu’Aristote lui attribue. L’objectif de cet ouvrage, par conséquent, est de voir dans quelle mesure Platon reprend, réorganise ou rejette les savoirs et les croyances provenant du pythagorisme. Il s’agit, relativement à un sujet aussi délicat, de laisser la parole à un certain nombre de spécialistes proposant des analyses complémentaires, parfois divergentes, mais susceptibles, chaque fois, de fournir un éclairage sur cette énigme qui traverse la pensée platonicienne.

 

Contributions d’Annie Bélis, Anastasios Brenner, Luc Brisson, Gisèle Clément-Dumas, Jean-Joël Duhot, Joël Figari, Vana Nicolaïdou Kyrianidou, Marie-Pierre Noël, Jean-Luc Périllié, Thomas A. Szlezák, Anne Gabrièle Wersinger.

 

Symmetria et Rationalité harmonique

L'Harmattan, Paris, 2005, 292 pages

ISBN : 2-7475-8787-8

Deux termes techniques expriment la notion de proportion chez les Anciens : l’analogia et la symmetria (ou summetria). Le premier, indiquant une identité de raisons, en est le principe ; le second, signifiant étymologiquement la commensurabilité, en représente la manifestation harmonieuse. C’est précisément dans le domaine de la théorie musicale des Pythagoriciens, sur la base de la découverte d’une structure proportionnelle et numérique de la gamme, que la symétrie a été primitivement conçue. Ce thème ayant été peu étudié, il convient d’essayer d’en reconstituer l’apparition dans les sciences, dans les théories de l’art, et de bien comprendre la représentation du monde à laquelle il correspond, celle-ci mêlant curieusement mystique et rationalité. La symétrie proportionnelle semble dès lors s’ériger en modèle mathématique précis, conférant une véritable dimension savante au paradigme antique de l’harmonia mundi, parvenant même à séduire des penseurs prestigieux et prolifiques comme Platon, le jeune Aristote, le Stoïcien Chrysippe, le médecin Galien. Non sans enthousiasme, la pensée grecque a cru ainsi cerner l’intime rationalité du monde, et parvenir à une définition objective de la beauté et de la santé du corps.